Dimanche 15 août 2010
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15
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/Août
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11:10
Attention !
Spamégonde fille de Beugue le Preux.
Elle va vous jouer un tour à sa manière.
Fermez vite cette page sinon je ne réponds pas de votre disque dur.
Par tintin
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Dimanche 8 août 2010
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08
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/2010
19:35
Une photo réalisée sans appareil.
Une feuille de chêne posée sur
Une feuille sensible, une vitre pour la presser,
Quelques secondes de lumière blanche.
Trois bains; révélateur,arrêt et fixateur.

Par tintin
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Dimanche 1 août 2010
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01
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/Août
/2010
11:42
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Sans vergogne je demande au poète de légender cette photo du lac de
Servière.
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Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
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Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
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Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
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Jeter l'ancre un seul jour ?
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Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
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Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
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Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
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Où tu la vis s’asseoir !
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Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
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Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
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Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
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Sur ses pieds adorés.
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Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence,
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On entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
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Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
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Tes flots harmonieux.
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Tout à coup des accents inconnus à la terre
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Du rivage charmé frappèrent les échos ;
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Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
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Laissa tomber ces mots :
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"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
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Suspendez votre cours :
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Laissez-nous savourer les rapides délices
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Des plus beaux de nos jours !
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"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
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Coulez, coulez pour eux ;
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Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
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Oubliez les heureux.
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"Mais je demande en vain quelques moments encore,
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Le temps m’échappe et fuit ;
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Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
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Va dissiper la nuit.
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"Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
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Hâtons-nous, jouissons !
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L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
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Il coule, et nous passons !"
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Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
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Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
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S’envolent loin de nous de la même vitesse
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Que les jours de malheur ?
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Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
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Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
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Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
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Ne nous les rendra plus !
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Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
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Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
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Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
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Que vous nous ravissez ?
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Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
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Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
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Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
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Au moins le souvenir !
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Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
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Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
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Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
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Qui pendent sur tes eaux.
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Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
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Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
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Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
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De ses molles clartés.
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Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
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Que les parfums légers de ton air embaumé,
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Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
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Tous disent : Ils ont aimé !
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Alphonse de Lamartine
Par tintin
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Dimanche 11 avril 2010
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11
/04
/Avr
/2010
15:43
L'œil du cyclope surveille les marches
abruptes
qui mènent aux trésors d'antan à jamais
inaccessibles.
La porte n'a plus de clefs.
Par tintin
11
Dimanche 28 mars 2010
7
28
/03
/Mars
/2010
14:57
Les bourgeons frétillent d'impatience,
prêts à déployer ses panneaux solaire,
les feuilles de chêne,
usines à photosynthèse si joliment dessinées
de courbes sinueuses caractéristiques
et symboliques de force et constance que
la France les utilise pour orner le képi de ses officiers
et sa légion d'honneur.
Chêne rouvre ( Quercus petraea).
Par tintin
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